Petite frimousse encadrée de cheveux
clairs, Flore, 10 ans, fait partie du Club UNESCO du collège Henri Cahh
de Bry-sur- Marne, près de Paris. Timidement, elle égrène les raisons
qui l'ont poussée à s'inscrire au Club: «pour aider les gens qui n'ont
pas la chance de vivre aussi bien que moi». «Les enfants viennent
d'abord au Club par solidarité et par bon cœur», confirme Annie Lemoine,
l'animatrice du Club UNESCO et professeur d'histoire-géographie. Là
encore, les droits de l'homme sont envisagés de manière
très pratique. «Ce n'est pas un
cours» , insiste Annie Lemoine.

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La visite d'un responsable de
l'Association des enfants d'Angkor a incité les élèves à s'intéresser au
sort des enfants cambodgiens touchés par les mines. Des parrainages
entre les élèves du collège français et une école de Kep (Cambodge) ont
suivi. Une année, le groupe a eu l'idée de rassembler tous les vêtements
perdus au sein de l'établissement pour les expédier là-bas. «Toutes
ces actions sont aussi une façon pour eux de s'ouvrir sur le monde»,
précise l'enseignante.
Car si les activités du
Club sont l'occasion de se familiariser avec les textes de référence, la
Déclaration universelle de 1948 et la Convention des droits de l'enfant
notamment, c'est surtout un état d'esprit que les animateurs cherchent à
transmettre aux enfants.
Agnès Bardon

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